Le shalom de Dieu

Quel est le 1er signe qui marque l’intervention de Dieu dans la vie d’un homme après l’expérience de la nouvelle naissance ? La première chose que l’homme nouveau vivra c’est le shalom incompréhensible, incomparable et indescriptible qui soudain, l’investit, le remplit et le transforme fondamentalement. Il commence alors un processus de réconciliation et de rétablissement d’une relation restaurée avec Dieu. On dit alors « qu’il s’est réconcilié avec Dieu, ou qu’il a fait la paix avec Dieu ». En Yéshoua, il est devenu « une nouvelle création de Dieu, les choses anciennes sont passées, voici toutes choses sont devenues nouvelles » (1 Cor. 5 : 17). Et tout cela vient de Dieu car la première chose extraordinaire que la Rouah Ha Kodesh opère dans le cœur du croyant en Yéshoua, c’est le shalom qui est la marque de l’intervention divine et la présence de Dieu dans une vie régénérée et recréée par Lui.

Dans Matthieu 8 : 23-27 « Il monta dans la barque et les disciples le suivirent. Alors, il s’éleva sur la mer une si forte tempête que la barque était couvert par les vagues. Et lui, il dormait…les vents et la mer lui obéissent ». Dans ce même chapitre de Matthieu 8, nous voyons peu avant cet évènement, le Seigneur Yéshoua accomplir une série de miracles, tels que la guérison du lépreux, celle du serviteur du centenier, celle de la belle-mère de Pierre et enfin le miracle du démoniaque purifié ; après quoi, le Seigneur leur donna l’ordre aux disciples de passer sur l’autre rive. Et les voilà tout à coup, ils sont projetés dans une situation terrible qui va ébranler leur foi. Ils ont été terrassés par la tempête comme s’ils ont déjà oublié tous les miracles opérés par Yéshoua auparavant. Comment peut-on avoir la mémoire si courte alors qu’on est en présence même de Celui qui est le maître de la vie ? Et que s’est-il passé pour en arriver là ?

En voulant traverser le lac de Tibériade, une tempête a frappé si violemment la barque qu’elle est submergée par les vagues et les disciples étaient sur le point de couler avec le Seigneur au milieu d’eux. Soudain, le verbage de la Foi s’estompe et durant l’épreuve, ils sont envahis par une idée fixe : « la peur de mourir ».

Et quel est le reproche que le Seigneur leur adresse ? : « Pourquoi avez-vous peur, gens de peu de foi ? » (Matth. 8 : 27).

Pourquoi, le Seigneur soulève-t-il ce problème ? Nous allons comprendre pourquoi. La peur chez le croyant est liée à l’enfer, elle est en rapport avec la désobéissance dans le jardin d’Eden.

Oui, c’est bien la peur que le Seigneur dénonce, car elle est liée à la désobéissance et à la chute de l’homme dans le jardin d’Eden. Et nous allons comprendre que la peur est réellement l’ennemi de la foi, car elle agit d’une manière complètement sournoise et subtile dans l’inconscient. Elle rend le croyant stressé, fébrile, défaillant et vulnérable ! Elle lui ôte le shalom, elle lui enlève la confiance en Dieu et le fait douter de la Parole de Dieu ; car, de même que la foi repose sur la Parole de Dieu, l’incrédulité repose sur la peur.

Mais, nous en tant que croyants, nous savons que Dieu est notre rocher : le Rocher des siècles, et que Sa Parole, c’est-à-dire Yéshoua Lui-même, est notre bouclier, notre Magen !

Cependant, beaucoup de croyants aujourd’hui vivent, goûtent et expérimentent l’amour et la bonté de Dieu da ns leurs vies. Ils assistent à des miracles et des prodiges grandioses mais dès que l’épreuve surgit, ils oublient facilement tout ce que Dieu a fait pour eux et sombrent aussitôt dans la peur, la panique et le stress.

Il arrive aussi que le croyant vive continuellement dans l’agitation, la panique, le stress et la peur.

Par exemple, la peur de manquer pour celui qui a perdu un emploi ; la peur du lendemain pour celui qui élève des enfants ; la peur de la mort pour celui qui est malade… et la liste est longue !

En réalité, ce qui empêche la foi d’agir, ce qui la bloque et l’entrave, ce qui la rend inefficace, c’est bien la peur ! Elle est le socle de l’incrédulité. Et dans ce sens, ce n’est pas l’incrédulité qui est l’ennemie de la foi mais bien la peur !

Nous savons aussi qu’il est beaucoup plus facile d’avoir une foi solide et inébranlable en temps de paix où tout va bien. Mais lorsque tout va mal, en temps d’épreuves ou de crise, cela n’est plus pareil.

Mais c’est là précisément où Dieu nous attend car c’est dans l’épreuve que se manifeste réellement l’authenticité et la consistance de la foi.

Tous les hommes de Dieu dans la Bible sont passés par le feu de l’épreuve.

Abraham notre père, l’homme de foi par excellence, avait certainement éprouvé la peur quand il était en marche vers Morya où il devait sacrifier son fils unique, Isaac. Durant trois jours et trois nuits, il n’a pas dû fermer l’œil tellement le combat faisait rage dans son cœur. C’était l’épreuve ultime de sa foi ! Il était tiraillé entre l’amour pour Dieu et celui pour son fils Isaac. Entre la peur de perdre son fils et celle de désobéir à Dieu.

Mais, de même que la désobéissance à Dieu a généré la peur dans le jardin d’Eden, ici, c’est l’obéissance à Dieu qui amène le shalom dans le cœur d’Abraham, et ainsi sa foi triomphera de la peur ! Par amour pour Dieu, Abraham n’a plus peur de perdre son fils Isaac. Il va jusqu’au bout de la foi et il est délivré in extrémis, car l’ange de Dieu pourvoira au sacrifice par l’offrande d’un bélier.

A Morya, Abraham est justifié par sa foi et reçoit le titre honorable d’ami de Dieu. Cela démontre que le shalom ne s’obtient qu’après un combat spirituel acharné et la mise sur l’autel d’une vie sacrifiée. La paix n’est jamais gratuite, mais elle a un prix exorbitant, et nous comprenons que « Celui qui a payé de Sa vie » a aussi éprouvé les douleurs de l’agonie dans cette épreuve ultime à « Getsemany » : littéralement signifie, « De lui coule l’huile » où il est écrit dans Matthieu 26 v 37 à 38 : « Et il commença à éprouver de la tristesse et des angoisses. Il leur dit : mon âme est triste jusqu’à la mort ».

En tant que fils de l’homme, Yéshoua pouvait avoir peur de mourir à tel point qu’en suppléant Dieu, ses larmes étaient devenues des grumeaux de sang lorsqu’Il demande au Père de lui ôter la coupe. Mais lorsqu’Il lui dit que sa volonté soit faite à trois reprises, Il manifeste son obéissance totale à Dieu. Et l’obéissance et la dépendance de Dieu lui assurent la paix car Il se confie en Lui !

En se donnant en sacrifice, Yéshoua devient pour nous l’auteur et le consommateur de notre foi selon ce qui est écrit dans Hébreux 12 v 2 : « Ayant les regards fixés sur Yéshoua qui suscite la foi et la mène à la perfection, en échange de la joie qui lui était réservée, Il a souffert la croix, méprisé l’ignominie et s’est assis à la droite du trône de Dieu ». Parce que la peur ne vient jamais de Dieu, mais plutôt du monde d’en bas.

La peur a son siège dans l’âme, elle vient de notre inconscient, des raisonnements, de l’intelligence et de la mémoire humaines, naturelles, non régénérées et non renouvelées par le Rouah Ha Kodesh de Dieu.

Diamétralement opposée, la foi est une dimension spirituelle surnaturelle en rapport direct avec le divin.

La foi n’est pas dogmatique comme la religion. Elle ne peut être encadrée et régulée par des règles établies par l’homme comme la religion par exemple qui possède des rites, des règles et des liturgies.

La foi n’est pas un dogme. C’est une dimension surnaturelle qui consiste à voir l’invisible et à saisir l’impossible.

Yéshoua est le seul qui créé la foi en l’homme. Il est donc le maître d’œuvre de la foi en Dieu. C’est pour cela que l’Ecriture déclare qu’Il est aussi notre shalom (Eph.2 v 14).

Et de même que la foi dépend uniquement de Lui, le shalom est fonction de la foi en Lui.

Et nous allons voir qu’il y a une relation intime entre trois concepts indissociables qui sont l’amour, la foi et le shalom.

De même qu’il y a tri-unité entre le Père, le Fils et la Rouah Ha Kodesh, il existe aussi une tri-unité entre l’Ahava, l’Emouna et le Shalom c’est-à-dire l’Amour, la Foi et la Paix.

Premièrement Ahava, l’amour, c’est le Père selon 1Jean 4 v 16 : « Dieu est Amour ».

Deuxièmement la Foi, c’est le Fils. Selon Hébreux 12 v 2, Yéshoua le Fils suscite la Foi et la mène à la perfection.

Troisièmement le Shalom c’est le Rouah Ha Kodesh, symbolisé aussi par une colombe

En synthétisant, on peut dire qu’à la conversion, on est premièrement touché et attiré par l’amour de Dieu. C’est l’amour du Père qui nous attire vers Yéshoua. En réponse, on accepte cet amour par la foi au Fils de Dieu qui, Lui, nous envoie ensuite le shalom par le baptême de la Rouah Ha Kodesh, selon la promesse dans Jean 14 v 16.

Nous comprenons donc que nul ne peut avoir le shalom sans avoir à la fois l’amour de Dieu et la foi en Yéshoua ; et que le shalom est intrinsèquement lié à l’amour et à la foi.

Alors, quelle est la position de notre monde actuel par rapport au shalom ?

Notre monde actuel se caractérise par une panique croissante sans précédent et un manque cruel de paix. Aujourd’hui, en quête d’une paix intérieure quasiment inexistante, les hommes se tournent vers toutes sortes de religions et de philosophies orientales. Ils accourent vers l’ésotérisme, la méditation transcendantale, le yoga, la relaxation énergétique, la pensée spirituelle erronée du New Age et toutes sortes de superstitions venant du monde ténébreux moyenâgeux et des civilisations idolâtres et païennes.

En somme, et au risque de me répéter, le Shalom ne se trouve ici bas qu’en un lieu unique qui s’appelle Golgotha ; lieu du crâne en hébreu, où le Fils de l’homme, le Sar Shalom, a versé son sang et livré sa vie en sacrifice, afin de nous procurer le shalom si précieux et si vital pour nous, selon Jean 14 v 27 : « Je vous laisse le shalom, je vous donne mon shalom, je ne vous donne pas comme le monde donne. Que votre cœur ne se trouble point et ne s’alarme point ».

Quelle est la position du monde juif par rapport au shalom ?

Le shalom occupe une place centrale et primordiale dans la vie religieuse juive. Il est également omniprésent dans les traditions, les pratiques et la culture juives ; et notamment dans les prières juives qui se terminent par l’expression : « Ossé Shalom bimroman, hou Yassé Shalom aleïnou veal Kol Ysraël, véimrou Amen ». Ce qui veut dire : « Celui qui créé la paix dans les hauteurs, fasse-t-il la paix pour tout Israël etc… » Autrement dit, dans la mentalité juive, le shalom n’a rien à voir avec une paix humaine quelconque, une paix humaniste faite et initiée par la volonté de l’homme, mais c’est une dimension divine d’un état d’harmonie, de concorde et de bonheur qui sont liés au monde des sfirots d’en haut.

Le shalom est donc un état de bien-être à la fois physique, matériel et spirituel lié au divin, à la nature divine, c’est-à-dire aux sfirots de Dieu.

Ainsi, quand on dit « Shalom ouvraha », on appelle la paix de Dieu et ses bénédictions sur l’auditoire !

Et quand on dit « Shalom Alehem », il s’agit évidemment de la paix de Dieu qui normalement se rend également par la bénédiction « Alehem Hashalom », c’est-à-dire « Sur vous soit la paix de Dieu ».

Maintenant, voyons la signification littérale du mot « Shalom ». En hébreu moderne, chaque lettre de l’alphabet hébraïque possède son propre symbole et son propre chiffre dans la guématria. Or, Shalom שַׁלום. s’écrit avec 4 lettres Shin – Lamed – Vav et Mem.

La première lettre, ש (Shin), représente la dent qui est le symbole de la force vitale. Elle montre trois têtes qui font référence, selon les rabbins, aux trois patriarches, Avraham, Itzak et Yacov. Selon la nouvelle alliance, on peut y voir la tri-unité du Père, du fils et de la Rouah Ha Kodesh.

D’autres rabbins disent que les trois branches du Shin représentent l’âme : le nefesh, la rouah et le. neshama.

La valeur numérique du Shin est 300. Et 300 c’est le chiffre de la Rouah Ha Elohim, c’est-à-dire l’Esprit de Dieu. Cela nous amène à comprendre que c’est l’Esprit de Dieu qui nous donne notre force représentée par la lettre Shin.

La deuxième lettre ל (Lamed), désigne un aiguillon et signifie : Enseigner, Instruire et Apprendre.

L’aiguillon nous apprend que l’étude doit être suivie d’actes. Ce qu’on apprend ne doit pas rester une théorie, mais doit être suivi d’actes, dans la pratique et le concret.

Le principal reproche de Yéshoua aux pharisiens c’est « d’être assis dans la chair de Moshé « pour enseigner le peuple et leur tort c’est qu’ils disent et ne font pas (Matth. 23 v 3). Or, pour Yéshoua, nous pouvons dispenser le meilleur enseignement qui soit, mais notre enseignement n’aura aucune valeur aux yeux de Dieu s’il n’est pas suivi d’actes. Ce n’est pas un commandement théorique mais un commandement pratique que Dieu désire pour nous. N’est-ce pas là une invitation de Yéshoua à chacun d’entre nous de mettre en pratique la parole de Dieu avant de vouloir dispenser des enseignements ?

La valeur numérique de Lamed, c’est 30. Et 30 c’est l’âge de la maturité spirituelle. L’âge où Yeshoua a exercé son ministère terrestre. 30 est aussi le chiffre attribué à la tribu de Yehouda de laquelle est issue Yéshoua conformément aux Ecritures.

La troisième lettre du mot Shalom c’est…ו (Vav). Selon la tradition juive, elle symbolise la création, l’union, la vie, et aussi une complète harmonie intérieure, résultat d’une transformation et d’une persévérance. Littéralement, Vav signifie « crochet » ; et la forme de Vav désigne une cheville de bois permettant de réaliser des assemblages. Cela veut dire que Yéshoua en mourant sur le bois de Golgotha a permis de réaliser un assemblage, un rapprochement entre Dieu et les hommes. Une connection entre le Divin et l’humain.

La valeur numérique du Vav c’est 6. 6 jours de la création, chiffre du fils de l’homme et si nous ajoutons le chiffre 1, on obtient le shabbat, le 7ème jour, jour du repos de Dieu, c’est-à-dire de son shalom qui est l’état de perfection de la création ; d’où l’expression Shabbat Shalom pour nous rappeler le repos de Dieu le 7ème jour de la création.

Enfin, la quatrième et dernière lettre מ.,Mem signifie Maïm et désigne les eaux. Shamaïm désigne les eaux d’en Haut, c’est-à-dire, la source de l’écoulement de la vie et de la sagesse divine. Cette lettre suggère le révélé et le caché. C’est pour cela qu’elle est l’initiale du nom de Moshé qui révèle la Loi et aussi du Mashiah qui demeure caché pour un certain nombre de Juifs aujourd’hui.

Le Mem ouvert dans l’hébreu représente la Torah révélée et le Mem fermé placé en final dans le mot représente la Torah cachée. Pour nous, en tant que croyants messianiques, Yéshoua s’est déjà révélé (le mem ouvert). Il est la Torah « orale » personnifiée, car Il est le verbe incarné selon Jean 1 v 1.

La valeur numérique de la lettre Mem est de 40. 40 jours de déluge (Gen. 7 v 4) ; 40 jours de Moshé dans la montagne (Ex. 24 v 18) ; 40 ans dans le désert (Nb 14 v 33) ; 40 jours d’exploration de Canaan (Nb 13 v 25) ; Eliahou marche 40 jours à Horeb (Rois 19 v 8) ; 40 jours de jeûne de Yéshoua (Matth. 4 v 2).

Par conséquent, le message caché dans les lettres du mot « shalom » souligne l’œuvre rédemptrice du Fils de l’homme, le Mashiah d’Israël issu de l a tribu de Juda, qui à 30 ans, est entré dans son ministère terrestre, qui a instruit, enseigné et conduit beaucoup d’hommes à la connaissance de Dieu ; et qui a été cloué sur le bois à Golgotha afin d’achever l’œuvre de Dieu et la mener à Sa perfection, c’est-à-dire au chiffre 7, celui du shalom qui est l’état de la perfection de la création.

C’est pour cela que l’Ecriture déclare que Yéshoua Ha Mashiah est notre shalom selon Actes 4 v 12. : « Il n’y a de salut en aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes par lequel, nous puissions être sauvés ».

C’est pour cela aussi que shalom fait référence à des conditions liées à la paix de l’univers tout entier ! Cela englobe la sécurité, la santé et la prospérité des individus et des nations.

Le prophète Isaïe, par exemple, évoque ce shalom dans la création.

Isaïe 45 v 7 et 8 nous dit ceci : « Je forme la lumière et je crée les ténèbres. Je donne la prospérité et je créé l’adversité. Moi l’Eternel, je fais toutes ces choses. Que les cieux répandent d’en haut et que les nuées laissent couler la justice. Que la terre s’ouvre, que le salut y fructifie et qu’il en sorte à la fois la délivrance. Moi, l’Eternel, je créé ces choses ».

Ce verset nous dit en substance ceci : « Je forme la lumière, je crée les ténèbres et à la fin, je fais le shalom entre les deux ». Autrement dit : « J’établis le shalom entre la lumière et les ténèbres ».

Selon le dictionnaire d’hébreu moderne shalom vient de la racine shalem qui veut dire « entier », « complet » ; et du verbe « lechalem » qui veut dire payer et enfin du mot « shlémout » qui veut dire « perfection ». Cela nous rappelle la parole de Yéshoua, le « tout est accompli » dans la bouche de Yéshoua crucifié qui signifie précisément : « J’ai mené toutes choses à l’achèvement ».

En effet, Yéshoua est Celui qui a accompli à la perfection par l’œuvre glorieuse de Golgotha, la justice divine où il déposa sa vie et a payé le prix par son sang précieux, pour nos vies. Et sa mort sur la croix est un acte juridique légal devant Dieu, conformément à la parole de Dieu dans Hébreux 2 v 10 : « Il convenait en effet, que Celui pour qui et par qui sont toutes choses et qui voulait conduire à la gloire beaucoup de fils, élevé à la perfection par les souffrances, le Prince de leur salut ».

Tous ces versets nous amènent à comprendre que toute la création trouve sa raison d’être en Dieu seul et son Fils Yéshoua Ha Mashiah. Car Dieu a crée toutes choses par son Fils et pour son Fils Yéshoua selon Colossiens 1 v 16,où il est écrit que « tout a été créé par Lui et pour Lui ». Et les versets 19 et 20 précisent : « Car Dieu a voulu faire habiter toute plénitude en Lui. Il a voulu par Lui tout réconcilier avec Lui-même, tout ce qui est sur la terre et tout ce qui est dans les cieux, en faisant la paix par Lui, par le sang de sa croix ».

Autrement dit, le plan divin ne vise pas seulement à réconcilier l’humanité avec Dieu, mais également réunir les divers éléments de la création dans une unité harmonieuse et parfaite.

Dans Jean 3 v 16, il n’est pas écrit dans la version grecque originale : « Car Dieu a tant aimé le monde … éternelle », mais le mot exact pour dire monde, est cosmos. Il est écrit que Dieu a tant aimé le Cosmos, c’est-à-dire l’univers tout entier.

Dans la traduction grecque de la Septante, les termes les plus fréquents après le mot « Kyrios » c’est-à-dire Seigneur sont « Pantès et ta Panta » qui signifient Tous et Tout. Ces termes reviennent plus de 6000 fois dans la Bible. C’est le sens d’amener toute la création à l’unité en Dieu, c’est-à-dire à l’état de perfection de la création, tel qu’il était au 7ème jour. Il est écrit que Dieu achève au 6è jour son œuvre qu’il avait faite et se reposa au 7è jour car tout était très bon (Gen. 1 v 31).

Nous comprenons maintenant que le shalom dont il est question dans la Bible, c’est cet état du 7ème jour de la création où tout était très bon, surnaturel, divin, hors de toute logique temporelle humaine, rationnelle, cartésienne correspondant à l’état de chaos de notre monde actuel après la Chute.

C’est ce même shalom que le Fils de Dieu est en mesure de nous procurer aujourd’hui. Le shalom dont la dimension est celle du 7ème jour.

La Bible appelle l’Eternel notre Dieu « Le Dieu de paix », selon 1 Thess. 5 v 23 : « Que le Dieu de paix vous sanctifie lui-même tout entier».

La Bible désigne aussi le Fils de Dieu comme étant le « Sar Shalom » selon Isaïe 9 v 5 : « Car un enfant nous est né, un Fils nous est donné, et la domination reposera sur son épaule. On l’appellera Admirable, Conseiller, Dieu puissant, Père Eternel, Prince de Paix ».

Dans Actes 10 v 36, Pierre déclare aux Juifs que Dieu a envoyé la parole aux fils d’Israël en leur annonçant la paix par Yéshoua Ha Mashiah qui est le Seigneur de tous.

La Bible promet également que quelqu’un peut posséder le shalom au milieu même de l’épreuve ou de la tribulation. Jean 16 v 33 déclare : « Je vous ai dit ces choses, afin que vous ayez le shalom en moi. Vous aurez des tribulations dans le monde, mais prenez courage, j’ai vaincu le monde ».

Le shalom que Yéshoua apporte dans nos vies implique :

La paix avec Dieu (Rom. 5 v 11) laquelle vient quand sommes justifiés par la foi. « Etant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Yéshoua Ha Mashiah ». (Rom. 5 v 1). Cette paix s’accompagne de joie et d’amour, même dans la tribulation (Rom. 5 v2 à 5) : « Bien plus, nous nous glorifions même dans les afflictions, sachant que l’affliction produit la persévérance, la persévérance la victoire dans l’épreuve et cette victoire, l’espérance. Or, l’espérance ne trompe point, parce que l’amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par la Rouah Ha Kodesh qui nous a été donné ».

Ce shalom est rendu possible par le sacrifice de Yéshoua à Golgotha (Rom 5 v 6 à 9).

Et ce shalom continue en raison de sa vie ressuscitée (Rom. 5v10 à 11) : » Car lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils, à plus forte raison étant réconciliés serons-nous sauvés par sa vie. Et non seulement cela, mais encore nous nous glorifions en Dieu par notre Seigneur Yéshoua par qui maintenant, nous avons obtenu la réconciliation ». Et Héb 7v25 : « C’est pour cela aussi qu’il peut sauver parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu par Lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur ».

En conclusion, nous allons voir 5 recommandations : comment recevoir et faire grandir le shalom dans une vie quotidienne de triomphe et de victoire où stress, angoisse, crainte et peur ne devront jamais nous gagner et avoir raison sur notre foi.

1ère recommandation :

Se confier en Dieu de toutes ses forces et ne jamais se confier en sa propre force, en sa propre intelligence ou en ses propres moyens intellectuels et charnels. Cela se fait en fixant nos regards, nos cœurs, nos âmes et nos vies en Yéshoua, le Rocher des siècles. Il faut bannir l’influence des raisonnements et la sagesse humaine cartésienne et rationnelle, qui ne sont que des eaux empoisonnées. Isaïe 26 : 3-4 dit « A celui qui est ferme dans ses sentiments, tu assures la paix, la paix parce qu’il se confie en toi. » Confiez-vous en l’Eternel à perpétuité car l’Eternel, l’Eternel est le rocher des siècles !

2ème recommandation :

Aimer la parole de Dieu car l’amour de Dieu consiste à garder sa parole. Notre shalom dépendra entièrement de notre amour pour Dieu et pour sa parole. Psaume 119 : 165 : « il y a beaucoup de paix pour ceux qui aiment ta loi, et il ne leur arrive aucun malheur. »

L’amour et l’obéissance à la parole de Dieu constitue le socle de la protection divine. De plus, Isaïe 48 : 18 nous donne la clé du shalom : « Oh, si tu étais attentif à mes commandements, ton bien-être serait comme un fleuve et ton bohneur comme le flot de la mer ».

Notre shalom sera donc proportionnelle à notre amour et à notre attachement aux commandements de Dieu.

Plus on garde et on obéit à la parole de Dieu, plus notre shalom sera grand et surnaturel.

Si vous voulez voir des choses extraordinaires, miraculeuses et surnaturelles, appliquez vous à aimer la parole de Dieu de tout votre cœur et à mettre cette parole en pratique. Ne faites pas confiance à vos yeux ni à vos sentiments. Ceux-ci vous trompent. Dieu ne vous demande pas de penser à une chose pour qu’elle arrive ; Dieu nous demande beaucoup plus que penser. Il nous demande de croire sa parole de toutes nos forces sans douter ni hésiter. Car la foi, c’est être capable de voir l’invisible, de toucher le surnaturel, de saisir l’impossible.

3ème recommandation :

La prière sans cesse et sans relâche. Philippiens 4 : 6-7 : « Ne vous inquiétez de rien ; mais en toutes choses, faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâce. Et la paix de Dieu qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Yéshoua » ! Plus on prie et plus on a le shalom !

4ème recommandation :

Adopter un style de vie et un comportement spirituel dignes de notre Dieu, c’est-à-dire vivre d’une manière spirituelle plutôt que charnelle et s’exercer quotidiennement à élever nos âmes, nos pensées et nos vies à des niveaux spirituels correspondant aux normes et aux exigences divines dans la Bible. Pour cela, il nous faut sortir de la mentalité ambiante et quitter les eaux souillées et usées du monde pour intégrer la mentalité qui ressort de la parole de Dieu, en plus de sa nature divine, selon qu’il est écrit dans Romains8 : 5-8 : « Ceux en effet qui vivent selon la chair s’affectionnent des choses de la chair, tandis que ceux qui vivent selon l’Esprit, s’affectionnent des choses de l’Eprit. Et l’affection de la chair c’est la mort, tandis que l’affection de l’Esprit c’est la vie et la paix. Car l’affection de la chair est inimitié contre Dieu parce qu’elle ne se soumet pas à la loi de Dieu et qu’elle ne le peut même pas. Or, ceux qui vivent selon la chair ne saurait plaire à Dieu ».

5ème recommandation :

Si nous voulons expérimenter le shalom de Dieu et entrer dans cette autre dimension céleste d’en Haut, il nous faut sortir de toute espèce de religiosité et abandonner tout légalisme religieux, selon Matthieu 23 afin d’être dans une vraie spiritualité authentique.

La religion consiste à soigner l’extérieur, mais la spiritualité consiste à soigner l’intérieur. La religion satisfait l’orgueil humain parce que l’homme naturel a un besoin vital de religion. C’est pour cela d’ailleurs que nous trouvons un nombre incalculable de religions sur terre. Mais la vraie sécurité se trouve en haut auprès de Celui qui est le Seul en mesure de nous la procurer.

Pour terminer, je dirai que le shalom est la marque de notre identité divine en tant que fils et fille de Dieu. Le shalom est la marque du Mashiah Yéshoua qui est le Sar Shalom, le Prince de la paix. Et en route vers le Royaume, Yéshoua déclare « Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés Fils de Dieu ». Matth. 5 v9, et enfin le shalom c’est aussi la marque du Royaume messianique que nous attendons tous et qui vient bientôt !