La mine

SHALOM A TOUS !

Quand nous lisons les Evangiles, nous voyons qu’à un moment donné, vers la fin de son ministère, Yéshoua enseignait ses disciples régulièrement en paraboles.

Rien d’étonnant à cela quand on sait bien que ce mode d’enseignement était courant en Israël de même qu’il est encore actuel de nos jours également !
Mais qu’est-ce qu’une parabole ?

Parabole vient de l’hébreu MASHAL משל(MEMמ, SHINשet LAMEDל) dont l’étymologie signifie ressemblance, similitude ou comparaison.

Mashal est également en enseignement fondé sur la comparaison imagée, l’allégorie ou la métaphore ! Cependant la parabole des Evangiles a une dimension supérieure, purement prophétique.

C’est une parabole messianique par excellence car Mashal contient deux lettres de Mashiah et le lamed qui symbolise l’enseignement.

Sa particularité c’est sa messianité car elle est centrée sur la personne de Yéshoua Ha Mashiah et se fonde principalement sur son évènement et l’avènement de son royaume ! Ainsi, il est toujours question du Malhout Ha Shamaïm ou Malhout Ha Elohim, expressions par lesquelles commencent toutes ses paraboles messianiques des Evangiles !

Une autre particularité importante de la parabole messianique c’est qu’elle a le pouvoir d’ « évènementier » la proximité du royaume de Dieu d’une façon qui rend Yéshoua présent à l’évènement ! Pour nous, plus qu’une simple histoire morale ou un enseignement pédagogique, elle incarne aussi notre propre histoire du salut dans laquelle elle nous propulse et nous fait pénétrer de plein fouet ! En cela, elle est également image du salut incarné !

En effet, Yéshoua n’enseigne pas simplement le salut, Yéshoua lui-même, comme son nom l’indique est Salut. De même, Yéshoua n’enseigne pas simplement le Royaume, Yéshoua lui-même est Royaume !

Bien aimés, Yéshoua Ha Mashiah est l’incarnation en personne du Royaume de D.ieu sur terre.

Vous souvenez-vous de la réponse étonnante du Seigneur aux pharisiens lorsqu’ils l’accusent de chasser les démons par Satan ? Que leur a-t-il dit alors ?

Yéshoua avait dit ceci dans Matthieu 12 : 28 : « Si c’est par l’Esprit de D.ieu que je chasse les démons, le Royaume de D.ieu est donc venu vers vous ».

Dans le langage de Yéshoua, le royaume de D.ieu signifie D.ieu Lui-même ! Rappelons aussi que les Juifs ne pouvant prononcer le nom de D.ieu utilisaient à l’époque le terme de « Malhout Ha shamaïm » pour désigner D.ieu, comme on dirait aujourd’hui HaShem (le nom) ou « Ha Kadosh Barouh Hou » (Le Saint Béni-Soit-Il) !

D’ailleurs, il est bien établi dans le judaïsme que Malhout est un des noms D.ieu, un des 10 attributs de la présence divine, comme Hokhma, Bina, Ketter etc…qui sont aussi des noms de D.ieu.

Cette notion de la royauté liée à la divinité avait également cours chez les autres nations païennes comme Pharo pour les Egyptiens ou Alexandre pour les Grecs ou encore César pour les Romains.

Ces peuples associaient souvent leurs divinités à leurs souverains et leurs rois guerriers dictateurs et conquérants.

Mais revenons en arrière pour voir l’unicité et l’exception de la royauté en Israël !

Au moment où les Hébreux quittèrent l’Egypte, les juges en Israël étaient les chefs de tribus. Eli et Samuel faisaient partie de ces juges.. Jusque là, Israël différait de tous les autres peuples de la terre par le fait qu’il n’y avait d’autres rois que D.ieu Lui-même. Puis, au temps des juges, Israël sombra dans l’apostasie et sur l’insistance du peuple. Samuel leur désigna le premier roi de leur histoire, en la personne de Saül…afin qu’Israël ressemble à toutes les nations de la terre. C’est là que l’Eternel dit à Samuel dans 1Samuel 8 : 7 que ce n’est pas lui en tant que juge que le peuple rejette mais plutôt D.ieu lui-même qu’ils rejettent car ne voulant plus que D.ieu règne sur eux !

Ainsi donc, Saül devint le 1er roi en Israël mais sans dynastie ! Car D.ieu l’avait destitué du trône à cause de son orgueil et de sa désobéissance à la voix de l’Eternel ! Ensuite, son successeur David a été l’oint de D.ieu et a reçu la royauté après lui.

Avec David, la première pierre de l’accomplissement messianique était posée : maintenant avec David germe en Israël l’espérance forte d’un futur souverain juste et droit, descendant de lui, dont le règne n’aura pas de fin.

En effet, c’est dans la bouche de Hanna, dont le nom signifie « grâce » qu’apparaît pour la première fois dans l’histoire d’Israël le mot « Mashiah » qui veut dire « Oint de D.ieu ». Cela est écrit dans 1 Sam. 2 : 10.

Bien aimés, nous allons sans plus tarder étudier une des plus importantes paraboles messianiques, image du Salut par excellence qui est celle des mines, confiées aux serviteurs dans Luc 19 : 11-27.

Luc 19 nous apprend que Yéshoua a enseigné cette parabole au moment de son entrée triomphale à Jérusalem, accompagné des disciples 6 jours avant la Pâque, c’est-à-dire 6 jours avant de mourir à la Croix.

En loyaux patriotes juifs, les disciples pensaient à l’imminence de l’avènement du royaume de Yéshoua et à leur future position d’honneur dans le gouvernement qui allait paraître instamment en Israël ! Prenez en référence Matthieu 20 : 20 et la demande de la mère des fils de Zébédée ! La liesse et la joie de milliers de gens dans les rues de Jérusalem laissaient présager un tournant décisif et crucial dans leur histoire ! C’est pourquoi, très peu de temps avant la séparation, Yéshoua, soucieux de leur salut et voulant rectifier l’erreur de leur espérance messianique prématurée, prend soin de leur donner cet avertissement de dernière minute, et il leur assigne une tâche et leur confie une mission durant son absence.

Lisons ensemble la parabole de Luc 19 : 11-27.

Se désignant comme Prince, Yéshoua leur rappelle sa véritable identité royale car n’oublions pas, il est issu du Roi David, de la tribu de Juda selon sa généalogie dans Matthieu 1 : 16. Ensuite, il évoque son voyage dans un pays lointain pour son investiture royale !

Ce pays lointain, c’est le monde d’en-haut, dans lequel il doit d’abord être glorifié ! Ici évidemment, Le Seigneur fait allusion à sa résurrection et son ascension vers D.ieu ! Ce qui veut dire qu’un temps intermédiaire doit passer entre le rejet du roi et l’établissement final du royaume ! Ce qui veut dire également qu’il ne doit pas recevoir le royaume de la main des hommes, mais plutôt du monde d’en Haut ! Cela apparaît clairement dans Luc 1 : 32 à 33 : « Il sera grand et sera appelé Fils du Très-Haut et le Seigneur D.ieu lui donnera le trône de David, son père. Il règnera éternellement sur la maison de Yacov et son règne n’aura pas de fin. » Amen !

L’investiture de la royauté est également prophétisée dans Daniel 7 : 13-14 : « Je regardais pendant mes visions nocturnes et voici, sur les nuées des cieux arriva quelqu’un de semblable à un Fils de l’homme, il s’avança vers l’Ancien des jours et on le fit approcher de Lui. On lui donna la domination, la gloire et le règne et les peuples ; les nations, et les hommes de toutes langues le serviront ! Sa domination est une domination éternelle qui ne passera point et son règne ne sera jamais détruit ! » Amen.

Tout d’abord, cela nous amène à comprendre 3 vérités fondamentales :

1 : c’est un royaume inébranlable

2 : Il s’étendra au-delà des frontières d’Israël, sur toute la terre

3 : Il durera éternellement

Ensuite au verset 13, le Seigneur assigne une tâche particulière à ses serviteurs durant son absence. Il appelle 10 de ses serviteurs, leur donne 10 mines et leur demande de les faire valoir jusqu’à son retour !

En grec, le sens exact n’est pas « jusqu’à ce que je revienne », mais plutôt « pendant que je viens ». Ce qui veut dire que ce temps d’absence est un temps où le roi est réellement attendu à chaque instant et que l’on doit continuer à travailler dans le temps présent tout en sachant que notre travail pourra être interrompu à chaque instant !

On voit également qu’il y a un appel ! Car il ne s’agit pas de tout le monde mais uniquement de ceux qui sont appelés pour accomplir un service particulier et une tâche précise ;

A votre avis, pourquoi le Seigneur a-t-il d’abord choisi les serviteurs ? Pourquoi le chiffre 10 ?

Comme vous le savez, c’est le principe rabbinique de la synagogue du Minyane, c’est-à-dire le quorum de 10 hommes matures, responsables de réciter les prières rituelles. On peut également citer la parabole des 10 vierges. Maintenant pourquoi encore les 10 mines ? Il s’agit des 10 paroles de la Torah.

Bien-aimés, nous comprenons donc que la mine c’est la parole de D.ieu ! C’est ce que chacun de nous qui sommes appelés, avons reçu tout autant, et c’est le point de départ pour nous tous !

Mais la récompense ne sera pas la même car elle est fonction de la mesure avec laquelle chacun aura fait usage de cette mine !

Souvenez-vous également que dans le mot ministère, on entend le mot mine ; ce qui veut dire que le Seigneur nous a établi, en tant que serviteurs appelés à travailler durant son absence comme ministre de D.ieu au service de Sa parole !

Il nous a confié cette parole, ce qui est pour nous un pur don de grâce parfait. Et nous en sommes responsables devant D.ieu de cette parole, vis-à-vis de nous-mêmes et vis-à-vis de nos semblables !

Maintenant, de quelle parole s’agit-il exactement ?

Il s’agit évidemment de la parole de D.ieu ! Yéshoua ne dira pas Ma parole mais Ta parole. Nous voyons cela dans la prière sacerdotale dans Jean 17 : 6-7 où il dit : « Ils ont gardé Ta parole, car je leur ai donné les paroles que Tu m’as données et ils les ont reçu et ils ont vraiment connu que je suis issu de toi » Amen.

Maintenant, pourquoi Yéshoua parle-t-il de la Parole de D.ieu et non pas de sa propre parole ?

Parce que le D.ieu d’Israël avait décidé à Horeb de ne plus parler directement au peuple…mais plutôt par l’intermédiaire de son serviteur et son prophète qu’il suscitera lui-même en Israël.

Lisons ensemble Deut. Chap 18 verset 15 à 19 : Moshé parla au peuple : « c’est un prophète comme moi que le Seigneur lui-même te suscitera du milieu de toi, d’entre tes frères ; c’est lui que vous écouterez. C’est bien là ce que tu avais demandé au Seigneur ton D.ieu à Horeb, le jour de l’assemblée quand tu disais : je ne veux pas recommencer à entendre la voix du Seigneur mon D.ieu. Je ne veux plus regarder ce grand feu ; je ne veux plus mourir. Alors, le Seigneur me dit : ils ont bien fait de dire cela. C’est un prophète comme toi que je leur susciterai du milieu de leurs frères ; je mettrai mes paroles dans sa bouche. Il leur dira tout ce que je lui ordonnerai. Et si quelqu’un n’écoute pas Mes paroles, celles que le prophète aura dites en mon nom, alors moi-même je lui en demanderai compte ! ».

Voilà bien aimés de quelle parole il s’agit. Cette mine que Yéshoua transmet entre nos mains, c’est réellement la Parole de Dieu ; car à partir d’Horeb, D.ieu ne voulait plus parler directement à Israël mais au travers de Celui qui est Ben, c’est-à-dire Yéshoua Ha Mashiah, le Fils unique de D.ieu. C’est pour cela que Yéshoua dira dans Jean 15 : 10 : « Si vous gardez ma Torah, vous demeurerez dans mon amour, de même que j’ai gardé la Torah de mon Père et que je demeure dans son amour. ».

Bien aimés, si vous avez reçu un appel de D.ieu sur votre vie pour le servir, et si vous avez, en toute votre âme et conscience, répondu favorablement à son appel et que vous acceptez de faire sa volonté ! Si vous vous êtes levés pour Yéshoua et si vous vous considérez comme un disciple et vous vous êtes investis dans son œuvre ; si vous croyez fermement à votre appel et que vous aimez son nom passionnément, alors vous avez maintenant une double responsabilité de Sa parole devant D.ieu vis-à-vis de vous-mêmes et vis-à-vis du monde !

Premièrement, vous avez l’absolue responsabilité de construire et d’orienter votre vie toute entière en fonction de Yéshoua et de sa parole révélée.

Rappelez vous de l’enseignement de la maison fondée sur le Roc selon Matthieu 7 : 24 à 25 où il nous dit ceci : « C’est pourquoi, quiconque entend ces paroles que je dis et les mets en pratique sera semblable à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc. La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont jetés contre cette maison ; elle n’est pas tombée parce qu’elle était fondée sur le Roc ! ».

Bien aimés, l’homme prudent c’est le serviteur fidèle ! La maison c’est votre vie ! La tempête et les vents, ce sont les épreuves de la vie ! Le Roc, c’est la Parole de D.ieu. Donc, en tant que serviteurs, nous avons reçu l’ordre de bâtir nos vies sur Sa parole. La Parole doit prendre toute la place centrale dans nos cœurs et dans nos vies. Elle doit nous transformer, nous façonner et nous remodeler ! Tout, absolument tout dans nos vies doit être centré et fonction de la parole de D.ieu en Yéshoua Ha Mashiah !

Souvenez-vous également du commandement de l’Eternel à Moshe dans Deut 11 : 18-20 : « Mettez dans votre cœur et dans votre âme ces paroles que je vous dis. Vous les lierez comme des signes sur vos mains et elles seront comme des fronteaux entre vos yeux. Vous les enseignerez à vos enfants et vous leur en parlerez quand tu seras dans ta maison, quand tu iras en voyage, quand tu te coucheras et quand tu te lèveras ! Tu les écriras sur les poteaux de ta maison et sur tes portes. »

Bien aimés, cette parole est également pour nous car être disciple de Yéshoua consiste à garder cette parole que Yéshoua a gravée par son sang sur les poteaux de nos cœurs.

Deuxièmement, être serviteur, c’est avoir également la responsabilité absolue devant D.ieu de transmettre la parole de D.ieu au monde !

C’est évidemment le sens premier de la Mission du serviteur qui a reçu l’ordre de Yéshoua de la transmettre, à la faire connaître au-delà de lui-même et de sa propre famille en la propageant dans le monde !

C’est étonnant d’ailleurs de constater que les Juifs qui n’ont pas reçu Yéshoua savent beaucoup mieux que nous, appliquer le principe de la Transmission.

Fidèle à la Torah, ils s’appliquent à étudier la Parole quotidiennement dans tous les sens parce qu’ils ont compris sa valeur. C’est pour cela qu’ils s’appliquent à la mémoriser et à l’inculquer fidèlement à leurs enfants de génération en génération !

C’est étonnant d’ailleurs, nous autres, juifs messianiques, qui avons reçu la révélation de la Torah, manifestons peu d’empressement et de zèle pour l’étude et la maîtrise de cette Parole !

Vous savez c’est étonnant de voir combien de serviteurs aujourd’hui, aveuglés par leurs performances personnelles et leur propre succès et la valeur de leur propre ministère, perdent de vue la valeur de la Parole de D.ieu ! Souvent, ils s’en servent indignement et en font un mauvais usage !

Ils font de la Mine, un fond de commerce pour en tirer un profit personnel !

Au lieu de faire fructifier la Mine, ils s’en servent pour asseoir leur propre notoriété, leur pouvoir et leur zone d’influence !

Souvenez vous de cet avertissement de Yéshoua dans Matthieu 7 : 21-23 : « Ceux qui me disent Seigneur, Seigneur, n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais seulement celui-là qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. Plusieurs me diront ce jour-là : Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé en ton nom ? N’avons-nous pas chassé des démons par ton Nom ? Et n’avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton Nom ? Alors, je leur dirai ouvertement : Je ne vous ai jamais connu, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité » ! Mais cette dernière phrase est mal traduite, car dans l’original il est dit : « retirez vous de moi, vous tous qui ne vous soumettez pas à la Torah » !

Vous voyez, il s’agit encore une nouvelle fois, de la Parole de D.ieu ! Donc, le serviteur fidèle c’est celui qui garde précieusement cette parole et qui la met en pratique. Il construit pour ainsi dire toute sa vie sur elle et son service pour D.ieu devient donc un don de grâce de D.ieu pour lui ! Un vrai serviteur n’a pas plus de mérite qu’un autre mais il permet simplement à D.ieu de se servir de lui humblement pour qu’il puisse entrer dans son œuvre.

Mais vous savez, il y a encore plus grave, il y en a qui pensent sincèrement qu’ils méritent leur ministère ! Ils s’illusionnent eux-mêmes par de faux raisonnement !

Il y a quelques années, j’ai connu un couple d’amis qui étaient comme cela. Ils se sont eux-mêmes autoproclamés pasteurs et évangélistes. Ils ont fait un usage abusif de la Mine ! Leur vie n’étant pas fondée et enracinée dans la Parole de D.ieu, leur ministère a cessé au bout de quelques années ! C’est ce qui nous arrive également quand on a négligé ce trésor ou bien quand on en a fait un usage abusif !

Permettez-moi encore de vous raconter ici le témoignage d’une personne mariée que j’ai connu également avec un serviteur évangéliste. Cet homme aimait D.ieu et le servait avec beaucoup de zèle à tel point qu’il a amené beaucoup de personnes à la conversion en Yéshoua. Sa femme l’avait souvent averti par rapport à sa tendance à aimer l’argent. Peu à peu, cet homme est devenu esclave de l’argent, esclave de son péché ; Il ne lisait plus la Parole de D.ieu et à force de désobéir, cette Parole n’avait plus aucun effet sur lui ! Aujourd’hui, il n’est plus dans le ministère et il a, d’un seul coup, perdu sa maison, sa femme, ses enfants et en plus, ce qui est le plus important, il a aussi perdu la foi !

Disqualifié à cause de son péché, la Parole de D.ieu ne faisait plus aucun effet sur lui et sa mine lui a été retirée !

Poursuivons maintenant au verset 14 notre parabole où il est écrit ceci : « Ses concitoyens le haïssaient et ils envoyèrent après lui une ambassade disant, nous ne voulons pas que celui-ci règne sur nos ! » Ici on remarque 2 catégories de gens qui, malgré tout sont tous les deux les siens !

Premièrement : les serviteurs

Deuxièmement : les concitoyens

Et nous avons une étonnante juxtaposition : Les uns doivent servir leur Maître et les autres le haïssent !

Cela veut dire que ses concitoyens sont donc premièrement les Juifs qu’on distingue des disciples qui sont également des Juifs mais en même temps ses serviteurs !

Or, les concitoyens le haïssaient ! C’est évidemment en le mettant à mort, qu’ils ont exprimé leur haine à son égard. Aucune raison n’en est donnée car il n’y en avait point ! C’est pourquoi, Yéshoua dira dans Jean 15 : 25 : « Ils m’ont haï sans cause ». Il faisait référence au Psaume 69 : 5 où il est dit « ils sont plus nombreux que les cheveux de ma tête, ceux qui me haïssent sans cause ! ».

Bien aimés, malheureusement, aujourd’hui encore, sans cause, Israël rejette fermement le nom de Yéshoua ! Totalement hostiles, les autorités religieuses tolèrent sans problème en Israël que des Juifs embrassent l’Islam, le bouddhisme et d’autres religions mais s’opposent avec une extrême violence quand il s’agit du Judaïsme messianique !

Dans le même temps, la Parole de D.ieu agit encore car en Israël, il y en a beaucoup qui s’intéressent et qui reçoivent le salut en Yéshoua malgré les souffrances et les persécutions !

Maintenant, je reviens à notre parabole qui nous rapporte ensuite le retour du Seigneur et l’heure des comptes.

Le premier lui dit : « Maître, ta mine a rapporté 10 mines ». Le serviteur fidèle était humble de cœur ; il reconnaît que ce n’est pas ses propres mérites ni ses propres compétences, ni ses propres moyens qui lui ont rapporté les 10 mines mais plutôt la mine elle-même qui a rapporté les 10 autres mines ! Il dit : « Ta mine a rapporté 10 mines ».

Dans sa réponse, le Seigneur parle de ce qui est « très peu de choses ». Ce qui veut dire que la part du serviteur à l’œuvre de D.ieu est infime par rapport à l’œuvre de D.ieu elle-même ! Ce qui est grand, c’est ce qui est dans le cœur de D.ieu et ce qu’il a déjà fait dans le ciel et ce qu’il fait sur la terre. La parole : « tout est accompli » résume l’œuvre de Yéshoua à Golgotha. Tout ce que D.ieu demande au serviteur aujourd’hui c’est de croire la Parole et de vivre en conséquence, c’est-à-dire, en mettant en pratique cette parole. Nous devons, à nouveau apprendre à recevoir le service de D.ieu ! Le service de D.ieu est un don de grâce gratuit et les moyens pour l’accomplir sont des dons que D.ieu confie à ses serviteurs gratuitement ; Le parfum du Mashiah se répand non seulement autour de nous sur les âmes perdues mais comme en « livana » du cœur, il monte au Père qui nous rend capables de lui être agréables ! En cela, nous avons si peu de mérite, car tout nous vient d’en haut !

Ainsi, les deux serviteurs dont la fidélité s’est exprimée par le gain de 5 à 10 mines, sont acceptés et agréés favorablement de D.ieu. Le premier, celui qui a les 10 mines sera établi sur 10 villes et le deuxième, celui qui a les 5 mines sera établi sur 5 villes.

Le troisième serviteur est un serviteur paresseux, égoïste et méchant !

Paresseux parce qu’il n’a pas pris garde de faire fructifier la mine !

Egoïste parce qu’il l’a gardé dans un linge pour lui-même !

Méchant parce que, induit en erreur par un faux raisonnement sur D.ieu, il a mal jugé D.ieu, croyant qu’il est un Maître sévère et injuste !

On voit tout cela dans les versets 20 à 21 de Luc 19 : « Maître, voici ta mine que j’ai gardé et déposé dans un linge ; car je t’ai craint parce que tu es un homme sévère ; tu prends ce que tu n’as pas mis et tu moissonnes ce que tu n’as pas semé ». Quelle irrévérence et quel mépris à l’égard du Seigneur et de son œuvre ! Ce serviteur n’était pas un incroyant. Il savait la valeur de la mine qu’on lui a confiée. Pourtant, le Seigneur ne le désigne pas d’abord comme un serviteur qui a été infidèle dans ce qu’on lui a confié ou qui a volé, ni quelqu’un qui rejette ouvertement la parole de D.ieu, Non ! C’est quelqu’un qui professe l’avoir pour Maître et qui accepte en apparence la connaissance de D.ieu qui lui a été accordée ; mais qui n’en fait rien, ni pour lui, ni pour les autres.

Bien aimés, Proverbes 13 : 13 nous dit que « celui qui méprise la parole se perd, mais celui qui craint les commandements sera récompensé ! Vous savez quel a été le tort principal de ce serviteur ?

Le tort de ce troisième serviteur, c’est son ignorance, sa négligence et son mépris de la valeur de la Parole de D.ieu. A force de la négliger, elle a perdu toute sa valeur à ses yeux. Elle n’a plus ni impact, ni effet sur sa vie. Pour illustrer cela, je vous cite un exemple réel de ce champion d’escalade en montagne qui s’appelle Andy Harris. Cela s’est passé en 1996 ; après avoir atteint le sommet du Mont Everest à 8000m d’altitude, Andy vient à manquer d’oxygène. Il se trouvait à proximité d’une grotte où ses collègues avaient déposé plusieurs bouteilles remplies d’oxygène. Convaincu que ces bouteilles n’étaient pas remplies, doutant de leur validité, il ne s’en est pas servi. For de son incrédulité et ses faux raisonnements, il a péri sur place ! Combien de croyants aujourd’hui ont une bible à portée de mains, mais à force d’en négliger la lecture, de la mépriser, ne s’en servent pas et cette parole perd de sa valeur à leurs yeux et ne produit plus d’effet sur eux !

Faute de s’en servir, le croyant négligent et paresseux meurt ! Et c’est le sens de Proverbes 13 : 13 « celui qui méprise la parole se perd et celui qui craint la Torah sera récompensé ».

Si tu ne sers pas la parole de D.ieu, tôt ou tard, elle te sera ôtée !

Le Seigneur prononcera un jugement très sévère à l’encontre du serviteur infidèle. Le verset 24 nous dit qu’il a demandé de lui ôter sa mine et de la donner à celui qui a les 10 mines.

En réalité, le serviteur infidèle est celui qui ne se soumet pas à la Torah, ne voulant pas que D.ieu règne sur lui ! Eh bien, D.ieu de son côté se retire de lui et lui ôte la vie ! L’attitude de ce serviteur peut avoir plusieurs raisons au départ :

Cela peut être l’égoïsme, l’autonomie, l’indépendance ou l’autosuffisance. Ne voulant se soumettre à aucune autorité quelle qu’elle soit ; se croyant supérieur aux autres ! N’ayant besoin de personne ! Voulant uniquement vivre pour lui-même et pour son propre salut. Pour ce type de croyant, servir D.ieu ne veut rien dire de spécial !

Cela peut être la honte. Beaucoup de croyants cachent ce trésor que Yéshoua leur a confié car vous pouvez entendre parler de D.ieu sans problème, mais quand il s’agit de rendre témoignage au nom de Yéshoua, on ne les entend plus !
Le sang de l’Agneau et la Parole du témoignage de l’avertissement du Seigneur dans Luc 9 : 26 : « Car quiconque aura honte de moi et de mes paroles, le Fils de l’homme aura honte de lui quand il viendra dans sa gloire et dans celle du Père et de ses saints anges ».

  • Cela peut être la peur. Beaucoup ont également peur d’afficher leur foi ouvertement et publiquement soit par peur de persécutions ou de représailles au niveau de leur vie, de la vie de leur famille ou de la vie de leurs proches ; soit par peur simplement d’avoir une mauvaise réputation et de perdre un travail ou une position sociale avantageuse. Là aussi, souvenez-vous également de l’avertissement du Seigneur dans Luc 12 : 8-9 : « Je vous le dis, quiconque se déclarera publiquement pour moi, le Fils de l’homme se déclarera aussi pour lui devant les anges de D.ieu, mais celui qui me reniera devant les hommes, sera renié devant les anges de D.ieu. ».

Bien aimés, en conclusion, je voudrais lire l’exhortation de l’apôtre Jacques qui nous est adressé également à nous aujourd’hui dans Jacques 1 : 22-25 :

« Mettez en pratique la parole et ne vous bornez pas à l’écouter en vous trompant vous-mêmes par de faux raisonnements ».

Bien aimés, la mine que nous avons tous reçu de D.ieu c’est que nous devons maintenant mener une vie agréable à D.ieu ; puisque maintenant, sa parole habite en nous. Nous avons reçu la grande et glorieuse tâche de proclamer son Nom de lieu en lieu partout et à l’endroit où l’on se trouve ! C’est le sens de notre vision de la messianisation que D.ieu nous a confiée ! La mine que nous avons reçu de lui, c’est ce parfum de Mashiah Yéshoua lorsque nous lui servons de témoins fidèles et joyeux parmi nos familles, nos amis, nos collègues et tous nos contacts ! Car si quelqu’un écoute la parole et ne la met pas en pratique, il est semblable à un homme qui regarde dans un miroir son visage naturel et qui après s’être regardé s’en va et oublie aussitôt comment il était. Mais celui qui aura plongé les regards dans la loi parfaite, la loi de la liberté et qui aura persévéré n’étant pas un auditeur oublieux, mais se mettant à l’œuvre, celui-là sera heureux dans son activité.». Mais c’est également le « livana » c’est-à dire, l’encens du cœur qui monte au Père et qui nous rend capables de lui être agréable ! Puisse Yéshoua régner en chacun de nous dès maintenant et jusqu’à ce qu’il revienne. Maranatha ! viens Seigneur Yéshoua !

Que D.ieu vous bénisse !